Égalité dans la foi et la récompense
Le Coran répète le principe de parité jusqu’à en faire un seul verset qui énumère dix fois les qualités de la foi par paires masculines et féminines réunies — musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, véridiques et véridiques — et conclut qu’Allah a préparé pour eux tous pardon et grande récompense. Un autre verset joint une bonne vie et la récompense à quiconque fait le bien, « homme ou femme », sans distinction.
مَنۡ عَمِلَ صَٰلِحٗا مِّن ذَكَرٍ أَوۡ أُنثَىٰ وَهُوَ مُؤۡمِنٞ فَلَنُحۡيِيَنَّهُۥ حَيَوٰةٗ طَيِّبَةٗۖ وَلَنَجۡزِيَنَّهُمۡ أَجۡرَهُم بِأَحۡسَنِ مَا كَانُواْ يَعۡمَلُونَA ceux, hommes ou femmes, qui accomplissent de bonnes œuvres, tout en étant croyants, Nous réservons une vie heureuse et une généreuse récompense pour leurs bonnes actions.
إِنَّ ٱلۡمُسۡلِمِينَ وَٱلۡمُسۡلِمَٰتِ وَٱلۡمُؤۡمِنِينَ وَٱلۡمُؤۡمِنَٰتِ وَٱلۡقَٰنِتِينَ وَٱلۡقَٰنِتَٰتِ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ وَٱلصَّٰبِرِينَ وَٱلصَّٰبِرَٰتِ وَٱلۡخَٰشِعِينَ وَٱلۡخَٰشِعَٰتِ وَٱلۡمُتَصَدِّقِينَ وَٱلۡمُتَصَدِّقَٰتِ وَٱلصَّٰٓئِمِينَ وَٱلصَّٰٓئِمَٰتِ وَٱلۡحَٰفِظِينَ فُرُوجَهُمۡ وَٱلۡحَٰفِظَٰتِ وَٱلذَّٰكِرِينَ ٱللَّهَ كَثِيرٗا وَٱلذَّٰكِرَٰتِ أَعَدَّ ٱللَّهُ لَهُم مَّغۡفِرَةٗ وَأَجۡرًا عَظِيمٗاAux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes, à ceux, hommes et femmes, qui sont sincères dans leur foi, pleins d’obéissance et de constance, à ceux et celles qui sont remplis de crainte et d’humilité, qui font la charité et ne cessent de jeûner, aux hommes et aux femmes qui préservent leur chasteté, à ceux et celles qui invoquent souvent Son nom, à tous ceux-là Allah réserve Son pardon et une immense récompense.
فَٱسۡتَجَابَ لَهُمۡ رَبُّهُمۡ أَنِّي لَآ أُضِيعُ عَمَلَ عَٰمِلٖ مِّنكُم مِّن ذَكَرٍ أَوۡ أُنثَىٰۖ بَعۡضُكُم مِّنۢ بَعۡضٖۖ فَٱلَّذِينَ هَاجَرُواْ وَأُخۡرِجُواْ مِن دِيَٰرِهِمۡ وَأُوذُواْ فِي سَبِيلِي وَقَٰتَلُواْ وَقُتِلُواْ لَأُكَفِّرَنَّ عَنۡهُمۡ سَيِّـَٔاتِهِمۡ وَلَأُدۡخِلَنَّهُمۡ جَنَّٰتٖ تَجۡرِي مِن تَحۡتِهَا ٱلۡأَنۡهَٰرُ ثَوَابٗا مِّنۡ عِندِ ٱللَّهِۚ وَٱللَّهُ عِندَهُۥ حُسۡنُ ٱلثَّوَابِLeur Seigneur les a donc exaucés, leur faisant cette promesse : « Je ne laisserai jamais se perdre les œuvres que ceux d’entre vous, hommes ou femmes, accompliront, mais vous récompenserai sans faire de distinction entre les uns et les autres. De ceux qui, contraints à l’exil, auront émigré pour Moi en fuyant les persécutions, de ceux qui auront lutté pour Ma cause, de ceux qui auront été tués au combat, J’effacerai assurément les péchés avant de les admettre dans des jardins traversés de rivières, digne récompense venant de leur Seigneur. C’est en effet auprès d’Allah que se trouve la plus belle récompense.
وَٱلۡمُؤۡمِنُونَ وَٱلۡمُؤۡمِنَٰتُ بَعۡضُهُمۡ أَوۡلِيَآءُ بَعۡضٖۚ يَأۡمُرُونَ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَيَنۡهَوۡنَ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ وَيُقِيمُونَ ٱلصَّلَوٰةَ وَيُؤۡتُونَ ٱلزَّكَوٰةَ وَيُطِيعُونَ ٱللَّهَ وَرَسُولَهُۥٓۚ أُوْلَٰٓئِكَ سَيَرۡحَمُهُمُ ٱللَّهُۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٞLes croyants et les croyantes, quant à eux, sont solidaires les uns des autres. Ils incitent les autres à la vertu, condamnent le vice, accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône et obéissent à Allah et Son Messager. Voilà ceux qu’Allah, Tout-Puissant et infiniment Sage, admettra dans Sa grâce.
Honorée à chaque rôle de la vie
L’islam n’a pas attaché la valeur de la femme à un rôle unique, mais l’a honorée à chaque état — comme fille, épouse, mère, savante, commerçante et défenseure — et fait de chacun de ces rôles une source de récompense propre.
Comme fille
Le Coran a condamné le ressentiment de la société antéislamique envers la naissance d’une fille, et a fait de son éducation un soin récompensé : quiconque est bon envers ses filles, elles deviennent pour lui un bouclier contre le Feu — son éducation, puis son mariage et sa maternité, tout est mentionné dans la récompense.
Comme épouse
L’épouse est quiétude, affection et miséricorde ; il lui est dû l’équivalent de ce qu’elle doit, avec bienveillance — et les meilleurs des hommes sont ceux qui sont les plus utiles à leurs épouses, comme le Prophète ﷺ fut le meilleur des époux pour ses épouses.
Comme mère
La mère détient les deux tiers du devoir de bonté envers les parents, deux fois avant le père, et elle l’emporte même sur un grand homme quand on demande qui mérite la meilleure compagnie — son droit sur ses enfants est plus grand que ce que les paroles peuvent récompenser.
Comme savante et commerçante
Les femmes apprenaient dans la mosquée du Prophète ﷺ et étaient consultées pour des avis, possédaient des biens, gagnaient et commerçaient — Khadija bint Khouwaylid était une marchande gérant son propre commerce, et Ach-Chifa bint Abdillah fut la première personne nommée à la surveillance du marché.
Comme défenseure et auxiliaire
Les femmes assistaient aux expéditions pour ravitailler l’armée et soigner les blessés, et défendaient au besoin — Oum ‘Oumara Noussayba portait un bouclier à Uhud, et Rufayda al-Aslamiyya établit le premier hôpital de campagne de l’islam.
Les liens les plus chers : épouse, mère, fille
وَمِنۡ ءَايَٰتِهِۦٓ أَنۡ خَلَقَ لَكُم مِّنۡ أَنفُسِكُمۡ أَزۡوَٰجٗا لِّتَسۡكُنُوٓاْ إِلَيۡهَا وَجَعَلَ بَيۡنَكُم مَّوَدَّةٗ وَرَحۡمَةًۚ إِنَّ فِي ذَٰلِكَ لَأٓيَٰتٖ لِّقَوۡمٖ يَتَفَكَّرُونَUn autre signe de Sa toute-puissance est d’avoir créé pour vous des épouses de votre espèce auprès desquelles vous goûtez au repos et d’avoir fait naître entre vous affection et tendresse. Voilà bien des signes pour des hommes capables de les méditer.
خيرُكم خيرُكم لأهله، وأنا خيرُكم لأهلي.Le meilleur d’entre vous est le meilleur envers sa famille, et je suis le meilleur d’entre vous envers ma famille.
أكملُ المؤمنينَ إيمانًا أحسنُهم خُلقًا، وخيارُكم خيارُكم لنسائهم.Les plus accomplis des croyants dans la foi sont ceux qui ont le meilleur caractère, et les meilleurs d’entre vous sont les meilleurs envers leurs femmes.
جاءَ رجلٌ إلى النبيِّ ﷺ فقال: مَن أحقُّ الناسِ بحُسنِ صحابتي؟ قال: أمُّك. قال: ثم مَن؟ قال: أمُّك. قال: ثم مَن؟ قال: أمُّك. قال: ثم مَن؟ قال: أبوك.Un homme vint au Prophète ﷺ et dit : qui mérite le plus ma bonne compagnie ? Il dit : ta mère. Il dit : puis qui ? Il dit : ta mère. Il dit : puis qui ? Il dit : ta mère. Il dit : puis qui ? Il dit : ton père.
مَنِ ابتُلِيَ من هذهِ البَناتِ بشيءٍ فأحسنَ إليهِنَّ كُنَّ له سترًا من النارِ.Quiconque est éprouvé par l’une de ces filles et les traite bien, elles seront pour lui un bouclier contre le Feu.
Ces textes ne sont pas des flatteries verbales mais des poids de récompense mesurés par Allah sur les actes : être bon envers sa mère, son épouse et ses filles est une œuvre récompensée comme l’est l’effort — et dans une autre narration, le Prophète ﷺ assimila le tuteur d’une orpheline à lui-même au Paradis, joignant deux doigts.
Des droits financiers et civils établis
Depuis la révélation du Coran, la femme elle-même est propriétaire de ses richesses : le mahr est versé à elle seule, non à son tuteur ; elle hérite et transmet en héritage, possède, commerce et dispose de son argent sans tuteur — une indépendance financière que la plupart des nations n’ont atteinte qu’à l’époque moderne, et le Coran les a précédées de quatorze siècles.
وَءَاتُواْ ٱلنِّسَآءَ صَدُقَٰتِهِنَّ نِحۡلَةٗۚ فَإِن طِبۡنَ لَكُمۡ عَن شَيۡءٖ مِّنۡهُ نَفۡسٗا فَكُلُوهُ هَنِيٓـٔٗا مَّرِيٓـٔٗاRemettez de bon cœur à vos femmes la dot qui leur revient de droit. Si toutefois elles vous en abandonnent une partie de bonne grâce, il vous est permis d’en disposer à votre aise.
وَلَا تَتَمَنَّوۡاْ مَا فَضَّلَ ٱللَّهُ بِهِۦ بَعۡضَكُمۡ عَلَىٰ بَعۡضٖۚ لِّلرِّجَالِ نَصِيبٞ مِّمَّا ٱكۡتَسَبُواْۖ وَلِلنِّسَآءِ نَصِيبٞ مِّمَّا ٱكۡتَسَبۡنَۚ وَسۡـَٔلُواْ ٱللَّهَ مِن فَضۡلِهِۦٓۚ إِنَّ ٱللَّهَ كَانَ بِكُلِّ شَيۡءٍ عَلِيمٗاNe convoitez pas les faveurs qu’Allah a réservées à certains d’entre vous. Aux hommes, en effet, revient la juste récompense de leurs œuvres, de même qu’aux femmes revient la juste récompense de leurs œuvres. Mais demandez à Allah de Ses faveurs. Allah a une parfaite connaissance de toute chose.
يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِيُّ إِذَا جَآءَكَ ٱلۡمُؤۡمِنَٰتُ يُبَايِعۡنَكَ عَلَىٰٓ أَن لَّا يُشۡرِكۡنَ بِٱللَّهِ شَيۡـٔٗا وَلَا يَسۡرِقۡنَ وَلَا يَزۡنِينَ وَلَا يَقۡتُلۡنَ أَوۡلَٰدَهُنَّ وَلَا يَأۡتِينَ بِبُهۡتَٰنٖ يَفۡتَرِينَهُۥ بَيۡنَ أَيۡدِيهِنَّ وَأَرۡجُلِهِنَّ وَلَا يَعۡصِينَكَ فِي مَعۡرُوفٖ فَبَايِعۡهُنَّ وَٱسۡتَغۡفِرۡ لَهُنَّ ٱللَّهَۚ إِنَّ ٱللَّهَ غَفُورٞ رَّحِيمٞProphète ! Lorsque les croyantes viennent s’engager devant toi à ne point associer de fausses divinités à Allah, à ne point voler, à fuir le péché de la chair, à ne point tuer leurs enfants, à ne point attribuer à leurs maris des enfants qui ne sont pas les leurs et à ne transgresser aucun de tes ordres, alors reçois leur allégeance et implore pour elles le pardon d’Allah. Allah est Très Clément et Très Miséricordieux.
L’allégeance des femmes à Médine fut le premier document civique reconnaissant la responsabilité juridique indépendante d’une femme : elles prêtèrent allégeance sur les mêmes sujets que les hommes, et le Prophète ﷺ prit leur allégeance de sa propre main — non de celle d’un père ou d’un mari.
Plan de cette section
- Les femmes du Coran : Maryam, Asiya, Bilqis, la mère de Moïse, Sara, Hajar, l’épouse d’Adam et l’épouse de ‘Imran — chaque récit et où se trouvent ses versets.
- Les Mères des croyants et les filles du Prophète ﷺ : Khadija, Aïcha, Oum Salama, Hafsa, Zaynab et Fatima — leurs rôles dans la mission et le savoir.
- Les Compagnes : Soumayya, Asma, Oum ‘Oumara, al-Khansa, Ach-Chifa et Rufayda — martyr, commerce, médecine, poésie et avis juridiques.
La section s’étoffe pas à pas avec d’autres pages : le hijab et la pudeur, les femmes dans la dawa et le savoir, les femmes et le commerce, les questions des non-musulmans, et les femmes les plus célèbres de l’histoire islamique.
Sources et méthode
Chaque verset de cette section est tiré mot à mot des données du mushaf, non de mémoire ; chaque hadith porte son numéro dans les deux recueils authentiques ou le Jami‘ d’at-Tirmidhi ; et chaque récit historique est attribué à sa source : les Tabaqat d’Ibn Sa‘d, l’Isaba d’Ibn Hajar, le Siyar d’ad-Dhahabi, la Sira d’Ibn Hicham. Les points discutés sont présentés comme les positions des écoles sans préférence, et il n’y a pas de fatwas ici.
Cette section est faite pour apprendre, non pour une fatwa. Les passages du Coran sont cités mot à mot d’après les données du mushaf, les hadiths portent leurs numéros de source, et les récits proviennent des ouvrages biographiques de référence (Tabaqat d’Ibn Sa‘d, Isaba d’Ibn Hajar, Siyar A‘lam an-Nubala’ d’ad-Dhahabi). Là où les savants divergent, les positions sont présentées sans préférence, et rien ici n’est signalé comme révisé ; pour votre situation personnelle, adressez-vous à un savant de confiance dans votre pays.
Questions fréquentes
L’islam considère-t-il la femme inférieure à l’homme ?
Dans la foi, la récompense et la responsabilité religieuse, les sexes sont pleinement égaux : An-Nahl 97 ne conditionne que l’œuvre droite et la foi, sans mention du genre, et Al-Ahzab 35 promet ensemble aux hommes et aux femmes le pardon et une grande récompense. Quant à certains avis financiers comme l’entretien et l’héritage, les textes différencient selon les charges imposées à chaque partie, et cela est traité avec ses preuves là où cela a sa place, sans parti pris.
La femme peut-elle travailler, commercer et posséder des biens ?
Oui — et c’est une réalité de l’époque prophétique, non un simple avis : Khadija était une marchande gérant son propre capital et avait engagé le Messager ﷺ avant la prophétie ; les femmes possèdent, héritent et contrôlent leurs richesses depuis Médine ; Ach-Chifa bint Abdillah fut nommée inspectrice du marché du temps du Prophète ﷺ, et les transactions financières d’une femme ne requièrent ni la permission du mari ni celle du tuteur.
Qui fut la première personne à embrasser l’islam ?
Khadija bint Khouwaylid, épouse du Prophète ﷺ : quand la révélation descendit pour la première fois, il courut vers elle en tremblant, et elle crut en lui avant quiconque — comme le rapporte Mouslim d’après Aïcha dans l’épisode de Jibril à la porte de Khadija. La première personne tuée en islam fut aussi une femme : Soumayya bint Khayyat, la mère d’Ammar ibn Yasir.
Le Coran traite-t-il les femmes comme des possessions ou comme des partenaires ?
Comme partenaires et vêtements l’un de l’autre : « Elles sont un vêtement pour vous et vous êtes un vêtement pour elles » (Al-Baqara 187) — une image de recouvrement mutuel, non de possession — et « À elles l’équivalent de ce qui est sur elles, avec bienveillance » (Al-Baqara 228) — un droit répondant à un droit. Le Coran lui-même présente des femmes comme dirigeantes (Bilqis), exemples (Asiya) et interlocutrices auxquelles Allah répond directement (la sourate Al-Mujadala s’ouvre sur la plainte d’une femme).
Coran : QuranEnc. Traductions des hadiths : HadeethEnc. La source est indiquée pour chaque élément. Une erreur ? Signalez-la-nous.