La recherche du savoir est un devoir pour les hommes et les femmes
طَلَبُ الْعِلْمِ فَرِيضَةٌ عَلَىٰ كُلِّ مُسْلِمٍ« La recherche du savoir est une obligation pour tout musulman. » — et le mot « musulman » couvre les hommes comme les femmes.
إِنَّ ٱلۡمُسۡلِمِينَ وَٱلۡمُسۡلِمَٰتِ وَٱلۡمُؤۡمِنِينَ وَٱلۡمُؤۡمِنَٰتِ وَٱلۡقَٰنِتِينَ وَٱلۡقَٰنِتَٰتِ وَٱلصَّٰدِقِينَ وَٱلصَّٰدِقَٰتِ وَٱلصَّٰبِرِينَ وَٱلصَّٰبِرَٰتِ وَٱلۡخَٰشِعِينَ وَٱلۡخَٰشِعَٰتِ وَٱلۡمُتَصَدِّقِينَ وَٱلۡمُتَصَدِّقَٰتِ وَٱلصَّٰٓئِمِينَ وَٱلصَّٰٓئِمَٰتِ وَٱلۡحَٰفِظِينَ فُرُوجَهُمۡ وَٱلۡحَٰفِظَٰتِ وَٱلذَّٰكِرِينَ ٱللَّهَ كَثِيرٗا وَٱلذَّٰكِرَٰتِ أَعَدَّ ٱللَّهُ لَهُم مَّغۡفِرَةٗ وَأَجۡرًا عَظِيمٗاAux musulmans et aux musulmanes, aux croyants et aux croyantes, à ceux, hommes et femmes, qui sont sincères dans leur foi, pleins d’obéissance et de constance, à ceux et celles qui sont remplis de crainte et d’humilité, qui font la charité et ne cessent de jeûner, aux hommes et aux femmes qui préservent leur chasteté, à ceux et celles qui invoquent souvent Son nom, à tous ceux-là Allah réserve Son pardon et une immense récompense.
طُوبَىٰ لِنِسَاءِ الْأَنْصَارِ، لَمْ يَمْنَعْهُنَّ حَيَاؤُهُنَّ أَنْ يَتَفَقَّهْنَ فِي الدِّينِ« Que les femmes des Ansar sont excellentes ! Leur pudeur ne les a pas empêchées d’apprendre leur religion en profondeur. »
L’école du Prophète ﷺ : les femmes demandaient et apprenaient
Les femmes fréquentaient la mosquée, rejoignaient les cercles d’étude et interrogeaient directement le Prophète ﷺ ; certaines plaidèrent leur propre cause juridique jusqu’à ce que le Coran y réponde — comme Khawla bint Tha‘laba, dont la requête au sujet de son mari fut confirmée par la révélation. Les Mères des croyants devinrent des autorités consultées sans gêne après la mort du Prophète ﷺ.
قَدۡ سَمِعَ ٱللَّهُ قَوۡلَ ٱلَّتِي تُجَٰدِلُكَ فِي زَوۡجِهَا وَتَشۡتَكِيٓ إِلَى ٱللَّهِ وَٱللَّهُ يَسۡمَعُ تَحَاوُرَكُمَآۚ إِنَّ ٱللَّهَ سَمِيعُۢ بَصِيرٌAllah a bien entendu les propos de celle qui discutait avec toi au sujet de son époux, se plaignant à Allah de son comportement. Allah, qui entend tout et voit tout, entendait parfaitement votre conversation.
يَٰٓأَيُّهَا ٱلنَّبِيُّ إِذَا جَآءَكَ ٱلۡمُؤۡمِنَٰتُ يُبَايِعۡنَكَ عَلَىٰٓ أَن لَّا يُشۡرِكۡنَ بِٱللَّهِ شَيۡـٔٗا وَلَا يَسۡرِقۡنَ وَلَا يَزۡنِينَ وَلَا يَقۡتُلۡنَ أَوۡلَٰدَهُنَّ وَلَا يَأۡتِينَ بِبُهۡتَٰنٖ يَفۡتَرِينَهُۥ بَيۡنَ أَيۡدِيهِنَّ وَأَرۡجُلِهِنَّ وَلَا يَعۡصِينَكَ فِي مَعۡرُوفٖ فَبَايِعۡهُنَّ وَٱسۡتَغۡفِرۡ لَهُنَّ ٱللَّهَۚ إِنَّ ٱللَّهَ غَفُورٞ رَّحِيمٞProphète ! Lorsque les croyantes viennent s’engager devant toi à ne point associer de fausses divinités à Allah, à ne point voler, à fuir le péché de la chair, à ne point tuer leurs enfants, à ne point attribuer à leurs maris des enfants qui ne sont pas les leurs et à ne transgresser aucun de tes ordres, alors reçois leur allégeance et implore pour elles le pardon d’Allah. Allah est Très Clément et Très Miséricordieux.
Aïcha et les femmes savantes de la communauté
Aïcha bint Abi Bakr (qu’Allah les agrée tous deux) compte parmi les plus grandes autorités de la communauté : Al-Boukhari, Mouslim et les Sunan rapportent par elle quelque deux mille hadiths, et les Compagnons et leurs successeurs lui demandaient des avis sur la vie privée du Prophète ﷺ, le commentaire du Coran, le droit et la poésie. Après elle, des femmes spécialistes du hadith et juristes parurent à chaque siècle, certaines citées comme modèles de mémoire et de précision dans la transmission.
- Karima Oumm Ahmad al-Marwaziyya (m. 463 H) : transmettrice du Sahih al-Boukhari à La Mecque, auprès de qui de grands savants prirent le hadith (Siyar A‘lam an-Nubala’ d’ad-Dhahabi).
- Chouhda bint al-Ibari (m. 573 H) : elle entendit d’al-Khatib al-Baghdadi et d’autres, enseigna à Bagdad et accorda des licences (ijazat) à des savants éminents (ad-Dhayl wa-t-Takmila d’Ibn al-Muqarram).
- Zaynab bint Omar ibn al-Kamal (m. 740 H) : maîtresse des transmetteurs à Damas, auprès de qui des milliers de savants — dont le hafiz Ibn Hajar — prirent le hadith (ad-Durar al-Kamina d’Ibn Hajar).
Les femmes dans la dawa
وَٱلۡمُؤۡمِنُونَ وَٱلۡمُؤۡمِنَٰتُ بَعۡضُهُمۡ أَوۡلِيَآءُ بَعۡضٖۚ يَأۡمُرُونَ بِٱلۡمَعۡرُوفِ وَيَنۡهَوۡنَ عَنِ ٱلۡمُنكَرِ وَيُقِيمُونَ ٱلصَّلَوٰةَ وَيُؤۡتُونَ ٱلزَّكَوٰةَ وَيُطِيعُونَ ٱللَّهَ وَرَسُولَهُۥٓۚ أُوْلَٰٓئِكَ سَيَرۡحَمُهُمُ ٱللَّهُۗ إِنَّ ٱللَّهَ عَزِيزٌ حَكِيمٞLes croyants et les croyantes, quant à eux, sont solidaires les uns des autres. Ils incitent les autres à la vertu, condamnent le vice, accomplissent la prière, s’acquittent de l’aumône et obéissent à Allah et Son Messager. Voilà ceux qu’Allah, Tout-Puissant et infiniment Sage, admettra dans Sa grâce.
La formulation plurielle du verset sur l’ordre du bien inclut les femmes avec les hommes : chacun est allié de l’autre dans le bien. Les femmes prirent la dawa au sérieux dès la première génération ; la biographie du Prophète ﷺ est incomplète sans leurs noms.
- Noussayba Oum ‘Oumara : à Uhud, elle servait l’eau et soignait les blessés, puis défendit le Prophète ﷺ avec son épée jusqu’à être blessée (Sira d’Ibn Hicham ; Isaba d’Ibn Hajar).
- Ach-Chifa bint Abdillah : elle enseigna l’écriture à Hafsa, et Omar ibn al-Khattab la nomma contrôleuse du marché de Médine (Isaba d’Ibn Hajar).
- Oumm Soulaym Sahba bint Milhan : elle rapportait le hadith, enseignait aux femmes et prenait part aux affaires de la communauté (Siyar A‘lam an-Nubala’ d’ad-Dhahabi).
Aujourd’hui, toute femme musulmane peut prendre part à la dawa : par la bonne conduite avant les paroles, en accompagnant les nouvelles musulmanes dans leur apprentissage, et par un foyer qui présente l’islam aux gens sous son meilleur jour.
Questions fréquentes
La femme est-elle tenue d’apprendre sa religion ?
Oui ; apprendre le minimum requis pour l’adoration et les transactions est un devoir personnel pour elle comme pour les hommes — le hadith d’Ibn Majah « la recherche du savoir est un devoir pour tout musulman » couvre les deux.
Les femmes apprenaient-elles à la mosquée ?
Oui ; elles assistaient à la prière et aux cercles d’étude à l’époque du Prophète ﷺ et des Compagnons, et Mouslim 442 ordonne de faciliter cela.
Une femme peut-elle voyager pour étudier sans mahram ?
Il existe des divergences contemporaines : beaucoup de savants permettent le voyage pour l’étude ou le besoin selon les circonstances ; d’autres posent des conditions supplémentaires. Exposez votre situation à un centre islamique de confiance.
Coran : QuranEnc. Traductions des hadiths : HadeethEnc. La source est indiquée pour chaque élément. Une erreur ? Signalez-la-nous.