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Sourate At-Tin (Les figues)

La sourate At-Tin est une sourate mecquoise de 8 versets ; elle est la numéro 95 dans le Coran.

سُورَةُ التين

بِسۡمِ ٱللَّهِ ٱلرَّحۡمَٰنِ ٱلرَّحِيمِ

  1. وَٱلتِّينِ وَٱلزَّيۡتُونِ ﴿١﴾

    95:1 Par le figuier et l’olivier !

  2. وَطُورِ سِينِينَ ﴿٢﴾

    95:2 Par le mont Sinaï !

  3. وَهَٰذَا ٱلۡبَلَدِ ٱلۡأَمِينِ ﴿٣﴾

    95:3 Par cette cité sûre[1] !

    Notes

    [1] Le « figuier et l’olivier » désignent, selon Ibn Kathîr, Jérusalem, ville où Jésus a prêché l’Evangile. Rappelons qu’une colline bien connue porte dans cette ville le nom de « mont des Oliviers ». Le « mont Sinaï » est le lieu où le Seigneur s’est adressé à Moïse. Quant à la « cité sûre », il s’agit de la Mecque, ville natale de Mouhammad où une partie du Coran - dont justement cette sourate - a été révélée. Le Seigneur jure donc ici par trois lieux hautement symboliques pour les trois religions révélées, lieux où s’est glorieusement manifestée Sa révélation.

  4. لَقَدۡ خَلَقۡنَا ٱلۡإِنسَٰنَ فِيٓ أَحۡسَنِ تَقۡوِيمٖ ﴿٤﴾

    95:4 Nous avons créé l’homme en le dotant de la nature la plus pure[2],

    Notes

    [2] Une nature le disposant à adorer son Seigneur sans Lui associer d’autres divinités. Allah dit par ailleurs : « Tourne-toi donc, en monothéiste pur et sincère, vers la vraie religion, la religion naturelle à laquelle Allah a prédisposé les hommes » (sourate 30, verset 30).

  5. ثُمَّ رَدَدۡنَٰهُ أَسۡفَلَ سَٰفِلِينَ ﴿٥﴾

    95:5 avant de lui faire connaître la plus infâme déchéance[3].

    Notes

    [3] En le laissant pervertir sa nature et renier son Créateur.

  6. إِلَّا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ وَعَمِلُواْ ٱلصَّٰلِحَٰتِ فَلَهُمۡ أَجۡرٌ غَيۡرُ مَمۡنُونٖ ﴿٦﴾

    95:6 A l’exception de ceux qui croient et accomplissent de bonnes œuvres, auxquels est réservée une récompense dont ils ne seront jamais privés.

  7. فَمَا يُكَذِّبُكَ بَعۡدُ بِٱلدِّينِ ﴿٧﴾

    95:7 Qu’est-ce qui peut, après cela, vous faire encore douter du Jugement dernier ?

  8. أَلَيۡسَ ٱللَّهُ بِأَحۡكَمِ ٱلۡحَٰكِمِينَ ﴿٨﴾

    95:8 Allah n’est-Il pas le plus équitable et le plus sage des juges ?

Texte coranique en écriture othmanie issu de l’Encyclopédie du Noble Coran (QuranEnc). Traduction des sens: Rachid Maach.